Une fantastique expérience !

Au volant de leur ŠKODA FABIA R5, Sébastien Bedoret et Thomas Walbrecq n’ont pas vu l’arrivée de leur premier Rallye en Championnat du Monde. Un très léger écart de trajectoire a coûté cher au jeune duo de ŠKODA Belgique, alors 29e du classement général de ce Deutschland Rally. Pourtant, les motifs de satisfaction sont très nombreux !

Pour des compétiteurs dans l’âme comme Sébastien et Thomas, renoncer dans une épreuve suite à une erreur de pilotage – aussi petite soit-elle – est forcément très frustrant. Mais Freddy Loix ne retenait que le positif de la première apparition mondiale de ses poulains ! « Franchement, je suis très content d’eux », affirme le quadruple Champion de Belgique, conseiller de ŠKODA Belgique et coach du duo. « Une épreuve comme le Deutschland Rally est un énorme défi ! Certes, nos deux jeunes sont tombés dans l’un des pièges classiques de la spéciale de Panzerplatte… Ils ont commis une toute petite erreur, mais qu’ils ont payée cher. C’est comme cela que l’on apprend ! Jusque-là, ils avaient livré une très bonne prestation pour une première expérience à ce niveau. Malgré une position de départ et des conditions de route nettement plus défavorables, l’écart par rapport aux meilleurs du WRC2 tournait le plus souvent autour de 1,5 seconde/kilomètre. Moi, je me souviens que lors de mon premier mondial, en Finlande, j’étais à 3 secondes au kilomètre par rapport à la référence de ma catégorie ! Ici, il faut bien se rendre compte qu’il y a au volant des R5 une dizaine de pilotes professionnels, souvent engagés par des constructeurs, qui ont une expérience incomparable par rapport à Sébastien et Thomas ! Avec ce que j’ai vu ce week-end, je suis de plus en plus convaincu que notre pilote a vraiment un potentiel très intéressant pour le futur. »

 

Malgré une déception tout à fait logique, Sébastien sait qu’il est sorti grandi de ce premier Rallye en Championnat du Monde. « Ce fut une incroyable expérience », glisse le jeune Thudinien de 22 ans. « Je m’attendais à ce que ce soit difficile… et je n’ai pas été déçu ! Les conditions de route sont très délicates et l’adhérence change tout le temps. Les repères visuels sont très différents de ceux que l’on peut avoir en Belgique, il y a de nombreux virages en aveugle et, en roulant à 100% aux notes après deux passages en reconnaissances, il y a forcément des hésitations. Je m’étais fixé comme objectif personnel d’être à moins de 2 secondes au kilomètre des meilleurs. Nous avons vu que nous étions le plus souvent nettement en-dessous de ça. Dans la spéciale de Wadern-Weiskirchen, la dernière de la boucle du vendredi, nous étions même sous la seconde. Il faut dire que c’est celle dont le parcours ressemble le plus à la Belgique… »

 

 

Malheureusement, il y a eu cette petite erreur dans le 13e secteur chronométré, sur le mythique tronçon de Panzerplatte, au cœur du domaine militaire de Baumholder. « Pour le deuxième passage, j’avais décidé d’attaquer un peu plus fort », explique le pilote. « Dans un virage à droite en aveugle, je suis légèrement sorti des « rails » à l’entrée et j’ai glissé sur les graviers à l’extérieur. J’ai élargi un rien ma trajectoire et, pour une dizaine de centimètres, j’ai touché une bordure. Les deux jantes se sont brisées et nous n’avions qu’une roue de secours… Dommage, car après 31 kilomètres, nous étions 40 secondes plus rapides que lors du premier passage. Si ce n’est l’un ou l’autre tout droit en reculant les points de freinage, nous ne nous étions pas encore fait une seule frayeur auparavant… On a payé cher notre première vraie erreur, mais on sait que ça fait partie du jeu. »

 

Après avoir fêté ses 23 ans jeudi, Thomas gardait malgré tout le sourire lui aussi. « C’est incroyable tout ce que nous avons appris ! », se réjouissait le copilote. « Lors du premier passage dans Panzerplatte, il y a eu des moments où Sébastien ne parvenait plus à assimiler toutes les infos que je lui donnais… Nous avons compris pourquoi, j’ai changé ma manière de lire certaines notes et on a vu lors du deuxième passage que ça allait beaucoup mieux ! Dommage pour cette petite sortie qui nous prive de l’arrivée, mais pour le reste ce n’est que du positif. »

 

Après avoir analysé la voiture, ŠKODA Belgique, Freddy Loix, l’équipe Pevatec et l’équipage décidaient de ne pas repartir pour les trois spéciales du dimanche. « Nous ne sommes pas certains que le différentiel n’ait pas été touché et nous préférons tout vérifier plutôt que de risquer d’endommager notre FABIA R5 avant notre prochain rendez-vous, l’Omploop van Vlaanderen », explique Peter Vandenbroucke, le patron de l’équipe Pevatec. « Nous y arriverons avec un moral au top : je suis en effet certain qu’avec leur expérience du Rallye d’Allemagne, Sébastien et Thomas y seront performants ! » Le rendez-vous est pris les 31 août et 1er septembre pour la septième manche du Championnat de Belgique dans la région de Roulers.